Sologame Countdown #19 – Legendary Encounters Alien

Personne ne vous entendra sleever

C’est en 2012 qu’Upper Deck (un éditeur surtout connu pour ses trading cards de hockey sur glace) lance Legendary, un jeu de deckbuilding autour du tentaculaire univers Marvel. 10 extensions plus tard (et c’est pas fini !), la gamme Legendary se décline en 2014 en Legendary Encounters et s’attaque alors à des grosses licences de la SF : Alien, Predator et Firefly. La recette des Legendary Encounters est grossomodo la même en fonction des univers abordés, à tel point qu’ils sont compatibles entre eux via quelques ajustements.

Premier sorti de cette série, Legendary Encounters Alien est donc un jeu de deckbuilding très classique sur la forme, avec une main de cartes faiblardes qu’il faut remplacer au fil de la partie par des cartes plus solides obtenues sur une ligne d’achat, et ainsi créer des combos aux effets dévastateurs. Passé le choc de l’ouverture de la boîte (l’une des plus horribles disponibles sur le marché), et remis du choc des visuels franchement moyens des cartes, on peut s’attaquer au vif du sujet : éviter de se faire bouffer par des bestioles énervées, au bout des 4 campagnes de 3 scénarios, correspondant aux 4 films de la franchise. Niveau durée de vie, on a vu pire. Et souvent.

Pourquoi on aime ce jeu ?



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C’est en effet la question que l’on peut se poser après une ouverture de boîte aussi médiocre : imaginez une boîte à chaussures avec des blocs de mousse, un tapis de jeu roulé à la hâte, des intercalaires presque découpées à la main, 600 cartes en vrac et vous aurez une idée. En dépit de sa présentation qui fleure bon le kickstarter lowcost, Legendary Encounters Alien est un putain de bon jeu de cartes qui saura vous prendre aux tripes et vous stresser à chaque pioche.

Ce qui en fait une véritable réussite, c’est le cheminement des cartes ennemies, qui avancent face cachée dans les coursives avant de vous sauter sur le râble. Evidemment, il est possible de scanner les cartes en approche, qui se révéleront aussi bien être des couloirs vides que des aliens remplis d’acide. Bonjour le stress.

L’autre très bonne idée, c’est de suivre la chronologie des films au moyen de 12 scénarios qui vous demandent d’accomplir des objectifs distincts (et assez variés) permettant de revivre les grands moments de la saga. Il est également possible de mélanger l’ensemble des objectifs afin de créer des histoires inédites, pour un délire un peu nawak, mais finalement assez réjouissant.

A suivre ?

La gamme Legendary Encounters étant conçue pour être compatible d’un épisode à l’autre, il est possible de mélanger son deck Alien avec les séries Prédator et Firefly, au prix de concessions plus ou moins lourdes. En outre Upper Deck a également lancé une extension spécialement dédiée à Alien, avec 400 nouvelles cartes et un nouveau tapis de jeu pour incarner la reine Alien. Oui oui, sa majesté soi-même.

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Et en solo ?

Le jeu est parfaitement jouable en solo, à quelques micro concessions près, puisque certains effets de cartes ne se déclenchent qu’à plusieurs joueurs. Il faudra alors passer par le bon vieil ami imaginaire pour tirer toute la quintessence du jeu.

Le détail qui tue ?

Contrairement à d’autres jeux de deckbuilding populaires, les effets des cartes combinés ne s’appliquent pas sur la première carte posée. Quand vous créez un combo, veillez bien à déterminer dans quel ordre vous allez le jouer, car la première carte ne sera donc pas concernée. C’est délicieusement retors.

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A qui le conseiller ?

A tout fan d’Alien qui comprend un minima d’anglais, le jeu n’ayant pas de version française. Les règles ne poseront que peu de soucis, et les textes des cartes ne dérouteront pas tous ceux qui ont déjà joué à Star Realms ou à d’autres deckbuildings simples d’accès.

Liens :

La fiche du jeu sur BGG

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