Avec son esthétique à mi-chemin entre Qui veut la peau de Roger Rabbit ? et Cuphead, FlipToons a tout pour crever l’écran ! Mais derrière ce casting haut en couleur se cache un deck-building où les combinaisons les plus prometteuses restent à la merci du hasard. Fliptoons mérite-t-il un César de Plateau Solo ?
La fiche express
Joueurs
[1 à 4 joueurs]
Mécanique
Deckbuilding
Durée
15 – 20 min
Le jeu en quelques mots
Bienvenue à Flip Valley, où vous incarnez un agent chargé de réunir le casting du prochain grand dessin animé !
Dans FlipToons, vous construisez progressivement un paquet de personnages aux capacités variées. À chaque manche, vous mélangez votre deck et révélez six cartes dans une grille de deux rangées et trois colonnes. Chaque personnage rapporte des points de renommée selon ses capacités, sa position ou ses interactions avec les autres membres du casting.
Mais attention : les effets des cartes que vous jouez peuvent renverser la situation et vous êtes parfois favorable, et d’autres fois moins !
Les points obtenus permettent ensuite de recruter de nouveaux personnages ou de se débarrasser des moins intéressants. Tout l’enjeu consiste alors à construire un deck suffisamment efficace pour multiplier les bonnes associations.
En solo, l’objectif est d’atteindre 30 points de renommée avant l’épuisement de la réserve du marché. Une course contre la montre qui oblige à optimiser rapidement son casting !
En solo, ça donne quoi ?
En solo, FlipToons reste, comme à plusieurs, un deckbuilding malin tout en transformant la partie en une course à l’efficacité. L’objectif est d’atteindre 30 points de renommée avant que la réserve du marché ne soit épuisée.
Le choix des personnages à recruter devient donc crucial, sachant qu’à chaque tour, les acteurs non recrutés aux extrémités sont invariablement défaussés et remplacés. La difficulté consiste dès lors à créer un deck efficace, avec des combos explosifs qui permettent de jouer plus de 6 toons, ou à scorer des cartes depuis son « cimetière » tout en épurant son deck pour s’assurer de voir sortir ses cartes maîtresses.
Mais attention, le hasard reste omniprésent. On peut soigneusement préparer son casting et voir ses meilleures combinaisons tomber à plat à cause d’un placement malheureux. À l’inverse, une révélation particulièrement favorable peut faire exploser le score.
Le résultat est un défi solo rapide, accessible et plutôt addictif, qui donne envie de relancer une partie pour améliorer son casting. En revanche, les joueurs à la recherche de choix stratégiques poussés ou de réflexions capilotractées devraient rester sur leur faim et ne trouver en Fliptoons qu’un petit apéritif gentillet.
C’est bien
- une mise en place rapide
- un esthétique soignée
- un petit côté addictif trés appréciable
C’est moins bien
- le hasard, omniprésent
- une léger manque de variété dans les cartes
- on pose le cerveau et on déroule son deck
Mon verdict
FlipToons ne décrochera peut-être pas l’Oscar du jeu solo de l’année. Un hasard omniprésent, une profondeur stratégique limitée et une variété de cartes un peu légère… Sur le papier, le casting est loin d’être parfait !
Et pourtant, FlipToons possède ce petit quelque chose qui donne irrésistiblement envie d’y revenir. Rapide à installer, immédiat à jouer et terriblement addictif, il fait partie de ces jeux dont on enchaîne les parties sans même s’en rendre compte.
Il ne remportera probablement pas la palme du GOTY 2026, mais chez Plateau Solo, c’est un véritable coup de cœur ! Un petit plaisir ludique que l’on recommande sans hésiter à tous ceux qui préfèrent passer vingt minutes à jouer plutôt qu’à installer leur jeu.



